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JÉRÔME GILLER
Résidence internationale du Conseil des arts et des lettres du Québec Échange entre le BPS22 – Musée d’art de la province de Hainaut (BE) et le centre Bang

Frontière du Mont-à-Leux au Risquons-tout - marche urbaine (2011) Jérôme Giller
Quand? 12 janvier au 10 avril
Artiste(s) Jérôme Giller

C’est à titre de partenaire d’accueil du programme d’échange de résidences internationales entre le Conseil des arts et des lettres du Québec et le BPS22 (Belgique) que le centre Bang est heureux de vous présenter l’artiste Jérôme Giller, en résidence de ressourcement, à Chicoutimi tout au cours de l’hiver 2023.

Territorialité

rapport individuel ou collectif à un territoire, un espace approprié par un groupe social.

Inuksuk (2023) Jérôme Giller

(s’)étranger

Comme lors de chaque invitation en résidence, j’aborde mon séjour à Chicoutimi comme un étranger, en étranger. – Jérôme Giller

Le climat hivernal lui donne l’occasion d’aborder le territoire, les questions de territorialités et d’identités qui traversent Chicoutimi et plus largement le Québec et le Canada, à travers une matière qui lui est étrangère : la neige. Matière paradoxale qui sculpte le paysage, rend toute chose et tout être vivant visibles, dans laquelle s’imprime des traces, mais qui aussi, cache, arrache, extirpe des éléments au regard. 

La neige lui servira de fil d’Ariane pour détricoter et retisser le territoire, les paysages. Relier, tracer, cartographier, révéler des (nouvelles) géographies. Porter son regard sur les environnements et sur les espaces, le temps et les cycles de vie à Chicoutimi.

Faire rouler une boule de neige… (2023) Jérôme Giller

En 2012, en regardant la neige tombée par la fenêtre d’un appartement lors d’une résidence dans le nord de la France, il imaginait une réponse par la négative à la performance Paradox of Praxis 1 (Sometimes making something leads to nothing) de Francis Alÿs. Sa proposition était : faire rouler une boule de neige sur un sol enneigé jusqu’à ce qu’elle soit trop lourde pour être déplacée.

Entrer en relation avec le territoire de Chicoutimi en faisant des choses qui a priori ne mènent à rien mais qui témoignent d’une co-présence. – Jérôme Giller

Démarche artistique

Jérôme Giller est artiste marcheur. Il s’intéresse aux traces et aux empreintes que les humains et les sociétés laissent dans les géographies. Depuis 2010, il mène une réflexion sur les territoires urbains et périurbains, les territorialités et les espaces du commun en utilisant la marche à pied comme méthode et outil de création artistique. 

Il arpente les géographies en suivant des lignes d’erres qui lui permettent de s’exercer à une forme nomade d’être à l’espace et de procéder à une intellectualité physique et poétique des territoires. Placé dans les interstices et les marges, le corps du marcheur devient une unité de mesure métrique et sensible : tour à tour arpenteur, sculpteur, dessinateur, collecteur et collectionneur.

72KMFBC – marche urbaine (2015) et Le Tour de Dijon (2016) Jérôme Giller

Sa pratique qui se veut souvent participative et collaborative – l’artiste invite le public à marcher avec lui, il s’appuie sur les savoirs et les savoir-faires des personnes qu’il rencontre pour développer ses œuvres – s’élabore dans le réel sous formes de performances de déplacement, d’occupations temporaires d’espaces, d’actions furtives et immatérielles, de prélèvements et d’observations.

C’est à travers la création de documents d’archives, de dessins, de textes, de vidéos et de photographies que l’artiste rend compte de sa présence, de ses gestes et de son regard sur les territoires qu’il parcourt.

La route du feu – archives de marche (2014) Jérôme Giller

Biographie

Jérôme Giller est né à Dijon (France) en 1973. Il est diplômé de l’Université de Bourgogne en Histoire de l’art contemporain. Il vit et travaille à Bruxelles (Belgique) depuis 2003.

Depuis 2010, il est régulièrement invité en résidence artistique en France, en Belgique et au Maroc pour poser son regard sur et à l’échelle d’un territoire. De 2011 à 2012, auprès de la Ville de Tourcoing (France), résidence Greetings From Bourgogne-Marlière qui a fait l’objet d’un catalogue. En 2014, Carnet de Liège, résidence Résidences Ateliers Vivegnis International (RAVI Liège – Belgique), avec la publication d’un livre d’artiste contenant un entretien avec la commissaire Anne-Esther Henao. En 2016, résidence-mission Contrat Local d’Éducation Artistique (CLEA) auprès de la Communauté urbaine de Dunkerque (France). Entre 2017 et 2019, cycle de résidences Qanat à Le 18, Derb el Ferrane à Marrakech (Maroc). En 2020, marcher avec… le Brabant wallon, Pulsart (Belgique), qui a fait l’objet d’un livre d’artiste. Entre 2020 et 2022, Nord-Maritime, auprès de Molenbeek Vivre Ensemble – MOVE asbl et de la Région de Bruxelles-Capitale (Belgique).

En 2015, il est invité par Pauline de La Boulaye et Adrien Grimmeau à l’Institut Supérieur de l’Étude du Langage Plastique (ISELP) de Bruxelles, pour participer au Laboratoire pour l’art dans la ville, Being Urban qui fait référence en matière d’art public en Belgique et l’objet d’un catalogue. Pour le laboratoire, il propose de marcher pendant 9 jours sur le tracé de la frontière de la Région de Bruxelles-Capitale comme si c’était un chemin.

Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles. Parmi les plus importantes, citons en 2016, Itinéraires, galerie Interface, Dijon (France) et en 2019, Lignes de Fuite, ISELP – Maison des Artistes d’Anderlecht, Bruxelles (Belgique).

Pour plus d’information sur l’artiste, consultez son site web. 

Lignes de fuite – exposition (2019) Jérôme Giller

 

MATHIEU LÉGER
Résidence de recherche-création

Résidence Mathieu Léger 18 octobre au 02 décembre 2022

Au cours de sa résidence de prospection et de recherche au centre Bang, Mathieu Léger explore des méthodes de recherches en déplacement, en dessin, en performance et en écriture.

STÉPHANIE MORISSETTE
Résidence de recherche-création

Résidence Stéphanie Morissette 03 octobre 2022 au 31 mars 2023

Dans le cadre de cette résidence de recherche au centre Bang, l’artiste prévoit approfondir ses connaissances sur la biologie, sur la filiation génétique de possibles objets technologiques croisés avec des espèces vivantes, et sur le roman d'anticipation.

ANNIE CHARLAND THIBODEAU
Résidence de recherche-création
Deuxième partie

Résidence Annie Charland Thibodeau 20 septembre au 20 décembre 2022

Suite à un premier cycle de recherche au cours de l’hiver et du printemps dernier, Annie Charland Thibodeau poursuit une collaboration basée sur la durée avec le centre Bang au cours de l'automne 2022.

Vous pouvez soutenir le centre Bang et sa mission Devenir membre

Coût annuel pour devenir membre : 20 $

Le centre Bang est un organisme à but non lucratif (OBNL). Ses membres supportent la vision et les valeurs de l’organisation et peuvent s’impliquer dans sa vie associative.

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