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KAREN VANDERBORGHT et ALIZÉE ARMET
Résidences de recherche-création
Chantier IA en collaboration avec Sporobole

Où? Kilomètre cube (Km3)
Quand? 01 juin au 01 décembre
Artiste(s) Karen Vanderborght et Alizée Armet

Le centre d’art actuel Bang est fier de collaborer au projet de Chantier IA mis en place par le centre d’artistes Sporobole en 2023 en participant à la troisième itération de cette initiative soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Via son projet Jumeau numérique Km3, grand chantier de recherches et expérimentations pour l’art, la science et l’environnement ayant pour but d’explorer les possibilités et les limites de la numérisation d’un environnement vivant, le centre Bang est ravi d’accueillir les artistes Karen Vanderborght et Alizée Armet à Kilomètre cube (Km3) afin de contribuer à l’avancement de ce chantier et à leurs projets respectifs portant sur le vivant et l’exploration de l’intelligence artificielle générative.

CHANTIER IA de SPOROBOLE

À travers une série de résidences artistiques et d’activités connexes, notamment des ateliers et des expositions, Sporobole souhaite contribuer au développement des connaissances sur l’IA et les algorithmes. Il s’agira ainsi de réfléchir au rôle de ces derniers, non seulement à leur fonction assumée, mais aussi à leur agenda caché; de détourner leur usage prescrit; d’explorer leur potentiel à travers un déplacement situationnel et contextuel; d’approfondir notre posture critique et éthique face aux algorithmes; d’envisager des modalités possibles de « cohabitation ». Par ailleurs, une approche de type co-construction des connaissances sera mise de l’avant à travers certaines résidences où la notion de transfert des savoirs sera particulièrement valorisée.

Cette troisième édition Chantier IA de Sporobole est orientée vers la notion de vivant. Ici, le vivant est perçu au sens large, et non pas seulement dans son acception biologique. Notre époque étant en voie de devenir le théâtre d’importants bouleversements environnementaux,  cette résidence a pour but d’accueillir et d’accompagner des projets qui réfléchissent à des enjeux actuels où le vivant est mis en cause, pris en considération, intégré à l’équation algorithmique.

Sporobole et le centre Bang sont enthousiastes à l’idée de stimuler la création artistique des artistes Karen Vanderborght et Alizée Armet en leur offrant un soutien essentiel à travers nos ressources et infrastructures respectives, dont la forêt Km3 et ses données ainsi que par le biais d’accompagnement par des experts intersectoriels, programmeurs et développeurs pour ainsi développer de nouvelles pratiques en art.

BIOGRAPHIES

Karen Vanderborght est une technologue, designer d’expérience, pédagogue et artiste digital dada (alias imagefatale), forte de trois décennies d’innovation dans l’industrie des médias. Elle réapproprie les technologies émergentes, détournant leurs cycles de hype pour mieux déboguer notre humanité numérique. Son travail explore le jeu « phygital », la co-création avec l’intelligence artificielle et des futurs spéculatifs cyberféministes, captivant des publics à travers le Canada, la Corée du Sud, la Belgique, la Turquie et les États-Unis.

En 2020, elle cofonde KrakXR, un studio boutique spécialisé en XR, ainsi que RAARAlab, un collectif artistique interdisciplinaire. Sa pratique hybride, qui mêle art, recherche et technologie, a été reconnue par des bourses, résidences et prix. Elle est représentée par Argos – Centre pour l’Art Audiovisuel (Bruxelles, BE) et Floating Point Gallery (Toronto, CA).

Karen Vanderborght – crédit photo BW

Alizée Armet est une artiste-chercheureuse basque. Titulaire d’un doctorat en recherche en art contemporain de l’Universidad del País Vasco / EHU (Espagne). Elle vit et travaille à Montréal et est actuellement chargée de projet pour le programme ARTE/SCIENZA chez Génération DaVinci à Montréal.
À travers une pratique issue du biomédia, Alizée Armet interroge les héritages de l’anthropocentrisme et explore les relations entre vivant, technologie et systèmes computationnels. Ses œuvres prennent la forme d’installations systémiques intégrant biologie, intelligence artificielle, capteurs, objets imprimés en 3D, dispositifs numériques et matériaux vivants (plantes, bactéries, sols). S’appuyant sur des méthodes scientifiques et des collaborations étroites avec des chercheurs et des ingénieurs, elle développe des œuvres-processus qui envisagent des futurs écologiques, technopoétiques et posthumains. Son travail a été présenté dans de nombreux contextes internationaux, notamment à Ars Electronica (Autriche), à la Kapelica Gallery et à l’Institut Kersnikova (Slovénie), au WRO Media Art Biennale (Pologne), au Festival Biorobotechnica (Italie), ainsi qu’au Frac Nouvelle-Aquitaine (France). Elle a également exposé en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et en Bulgarie.
Lauréate de plusieurs soutiens et distinctions, elle a notamment reçu le prix Art Eco Conception (2024) de ArtOfChange 21.
Parallèlement à sa pratique artistique, Alizée Armet est régulièrement invitée à intervenir dans des écoles d’art, des universités et des conférences internationales autour des questions d’écologies numériques, de sympoïèse, d’art et de science, et de technologies du vivant. Ses recherches ont fait l’objet de publications dans des revues académiques et spécialisées, dont AusArtMakeryInterférences numériques et Revista Mundana.

Alizée Armet – crédit photo : Hana Marn/ Galerie Kapelica

JUMEAU NUMÉRIQUE Km3

Un jumeau numérique est une représentation virtuelle d’un objet, d’un système ou d’un environnement du monde réel, permettant la modélisation, la simulation et la gestion en temps réel, utilisé dans divers domaines tels que l’industrie, l’ingénierie et la recherche. Ce projet s’articule autour de la création de ce que l’on appelle un “jumeau numérique” du territoire Km3 et vise à explorer les possibilités offertes par cette technologie. Les artistes impliqués travailleront en étroite collaboration avec l’équipe du centre Bang et les partenaires du projet. L’objectif est de mener des recherches croisées et individuelles pour définir les paramètres, les défis et les besoins liés à un tel projet technologique. En parallèle, ils entreprendront de multiples expérimentations pour enrichir leur propre pratique artistique.

Le “Jumeau numérique Km3” représente ainsi une opportunité passionnante de fusionner les arts numériques et la technologie tout en explorant les possibilités offertes par la modélisation numérique d’un environnement naturel, offrant un terrain fertile pour l’innovation artistique et la réflexion sur les enjeux technologiques actuels et ceux liés à la crise du vivant.

Qu’est-ce qu’un jumeau numérique: balises, limites actuelles et opportunités dans un contexte de développement durable et innovant  :

Le “jumeau numérique” est un concept émergent dans le domaine technologique, représentant une version virtuelle avancée d’un objet physique, d’un système ou d’un processus réel. Dans le domaine de la recherche en arts numériques, les jumeaux numériques deviennent de plus en plus courants pour explorer les interactions novatrices entre l’art, la technologie et l’environnement. Par exemple, des artistes numériques créent des jumeaux numériques d’espaces urbains pour concevoir des installations interactives qui réagissent en temps réel aux mouvements et aux données des capteurs, offrant des expériences sensorielles uniques.

Cependant, les limites du concept de jumeau numérique deviennent apparentes lorsqu’il est appliqué à des environnements vivants tels qu’une forêt ou un territoire naturel. Les forêts sont des écosystèmes complexes en perpétuelle évolution, caractérisées par des interactions imprévisibles entre divers facteurs. La création d’un jumeau numérique précis d’une forêt représente un défi majeur, en raison de la variabilité naturelle, des réponses aux saisons et aux conditions climatiques changeantes, ainsi que des interactions entre les organismes vivants. Bien que la technologie puisse collecter des données sur une forêt, la création d’un modèle numérique complet et dynamique qui reproduit fidèlement un tel environnement reste un défi non résolu. Ces défis sont au cœur des préoccupations des artistes et des partenaires dans ce projet. Ils cherchent à pousser plus loin la réflexion, à mener des expérimentations approfondies et à développer des pistes de solution pour les problèmes et les enjeux liés à la création d’un jumeau numérique d’un environnement vivant, en mettant en avant la contribution cruciale des artistes dans ce processus de création.

Actuellement, de nombreux projets en arts numériques dans le monde explorent les technologies du jumeau numérique, mais principalement en milieu urbain. Les avancées liées au “BIM” (Building Information Modeling) ou jumeau numérique des bâtiments, ne fournissent pas de directives claires pour ce qui est d’une approche de territoire forestier. C’est pourquoi notre projet se distingue en tant qu’expérimentation de recherche unique, dirigée par des artistes. Notre objectif est d’explorer, au sein de résidences, une approche novatrice que nous nommons “TIM” (Territory Information Modeling). Ces expérimentations artistiques visent à développer des outils prédictifs, à analyser un kilomètre cube de données et à utiliser la technologie pour faire progresser le concept de jumeau numérique.

SPOROBOLE

Sporobole est un organisme qui explore les enjeux que posent les technologies numériques pour la création artistique et l’écosystème qui la soutient. En plaçant la création artistique indépendante au centre de ses actions, le centre ouvre des espaces de réflexion, d’expérimentation, de production et de diffusion qui donnent voix et corps aux personnes qui constituent le cœur de l’écosystème artistique. Les actions de Sporobole touchent tout autant la recherche et l’exploration artistique que l’accompagnement et l’autonomisation technologiques des artistes et des organismes culturels.

Le studio de Sporobole constitue le principal espace d’expérimentation, de production et de réflexion artistique de notre organisation. Son équipe cumule plus de 30 ans d’expérience en recherche et développement dans le monde artistique, technologique, académique et des médias interactifs. Il accueille des artistes en résidence de recherche-création pour des périodes de quelques semaines à plusieurs mois et les accompagne à toutes les phases du projet : réflexion, expérimentation, prototypage, production et distribution.

Pendant toute la durée du cycle 24-26, Sporobole produira une série d’expositions autour de l’IA et des manières dont elle impacte nos sociétés. Diverses perspectives seront ainsi explorées tout en mettant à l’avant-plan le potentiel artistique de ces outils. Le cycle se conclura par la sortie d’une publication – comprenant notamment des essais, des entrevues et un retour sur les résidences – présentement en cours de réalisation. Le Chantier IA s’intègre dans le laboratoire ArtIA qui réunit Sporobole, la SAT (Société des arts technologiques)Projet Collectif et le LLio (Laboratoire en innovation ouverte) dans un programme de réflexion et de recherche-action sur les enjeux de l’IA pour le milieu artistique.

RICHARD IBGHY et MARILOU LEMMENS
Résidence de recherche-création

Résidence Marilou Lemmens et Richard Ibghy 07 au 12 décembre 2025

Richard Ibghy et Marilou Lemmens propose un projet autour de l'idée de réimaginer en profondeur les formes possibles de cohabitation entre les espèces et d’esquisser de nouvelles manières de vivre en commun. Cette résidence de recherche-création permettra au duo de faire avancer leur réflexion sur leur projet en cours.

MARC-ANTOINE K. PHANEUF
Résidence de recherche-création

Résidence Marc-Antoine K. Phaneuf 23 au 28 novembre 2025

L’artiste et écrivain Marc-Antoine K. Phaneuf souhaite développer un projet autour de l'idée du labyrinthe dans lequel le texte porte le visiteur, où chaque embranchement est une décision de lecture à prendre, développant un espace narratif complexe, en arborescence – une nouvelle manière de se perdre. Cette résidence de recherche-création lui permettra de faire avancer sa réflexion sur son projet en cours.

JEAN-MARIE MICHAUD
Résidence en collaboration avec le Conseil culturel fransaskois et le Conseil des arts et des lettres du Québec

Résidence Jean-Marie Michaud 08 octobre au 08 décembre 2025

L'auteur fransaskois Jean-Marie Michaud est en résidence de ressourcement au centre Bang cet automne et travaille sur le réécriture de sa pièce Un jour de grand vent.

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