| Où? | Espace Séquence, 132 rue Racine Est, Chicoutimi |
| Quand? | 15 octobre au 22 décembre |
| Vernissage / Lancement | Jeudi 15 octobre, à partir de 18h |
| Artiste(s) | Jeffrey Poirier |
Le centre Bang est fier de présenter le travail de Jeffrey Poirier à l’Espace Séquence à l’automne 2026. Cette proposition installative, architecturale et in situ de l’artiste se déploie dans les deux salles du centre Bang et représente, pour lui, une nouvelle phase créative dans sa pratique artistique.
© Jeffrey Poirier
DESCRIPTION DU PROJET
Intéressé par la notion d’habitat, Jeffrey Poirier propose une exposition où les composantes architecturales questionnent avec poésie la question contemporaine de la densification du bâti et, conséquemment, d’hybridation des espaces construits. Réfléchies comme la rencontre d’espaces physiques s’arrimant l’un à l’autre, les deux installations du projet donnent à voir des infrastructures dans une superposition mutuelle. Conçue sur mesure pour les salles de l’Espace Séquence du centre Bang, l’exposition propose une intégration in situ totale, laquelle tente de redéfinir le lieu comme espace de perception.
De nouvelles recherches sculpturales de Poirier s’intègrent ici aux dispositifs architecturaux sous la forme d’objets butoirs. Ces derniers agissent à l’image de butées prévenant le désassemblage des espaces entrecroisés : celui de la galerie et celui créé par l’installation artistique elle-même. Poursuivant les recherches de l’artiste orientées autour de matérialités non pérennes, ces trames construites de motifs bricolés entrent en contradiction avec la dimension rigide de l’architecture et proposent une précarité. Alors que l’une des pièces (salle 1) présente un coussin imprimé d’un motif de ruban adhésif duct tape retenant dans l’espace de la galerie un volume rectangulaire monumental, la seconde installation (salle 2) questionne notre culture matérielle par la présence d’une trame bricolée de carton recyclé et de ruban adhésif coloré. La porosité des mondes virtuels et physiques joue ici avec la perception, proposant à la fois illusion de matérialité physique et mimétisme du numérique résultant d’un travail manuel, bricolé, de longue haleine.
Dans son rapport au vide omniprésent dans l’environnement créé au cœur des salles d’exposition, Certaines collisions sont silencieuses propose la rencontre précaire de monumentalités, comme si toutefois ces dernières étaient chuchotées plutôt qu’exclamées.
© Jeffrey Poirier
DÉMARCHE ARTISTIQUE
Jeffrey Poirier développe une pratique multidisciplinaire dont les principales affinités matérielles et conceptuelles se retrouvent dans le cercle élargi de l’écologie. La question écologique se manifeste au sein de sa pratique sous divers angles : si certains projets abordent les enjeux connus générés par les rapports entre une nature précaire et nos modes de vie individuels et collectifs, l’occupation du territoire urbain, dont l’architecture est un élément clé, l’amène également à questionner nos façons d’habiter le monde et ses espaces. Dans une perspective écologique, il éprouve une réelle fascination pour les modes de construction ramifiés, d’organisation et d’étalement. Ces assises conceptuelles se traduisent formellement par des modes d’assemblage multiples évoquant la porosité du social et du naturel. Les objets résultant de ses processus d’accumulation questionnent intrinsèquement notre culture matérielle en impliquant régulièrement l’usage de matières recyclées ou prosaïques.
En complémentarité, la compréhension formelle, mais également conceptuelle d’un espace est à la base même de la plupart de ses réalisations. Souvent à mi-chemin entre sculpture et architecture, sa démarche en installation développe des dispositifs qui habitent l’espace du lieu et tentent de le redéfinir en tant qu’espace de perception. Ces structures hybrides apparaissent également parfois telles des dispositifs de monstration questionnant le mode de présentation des objets.
© Jeffrey Poirier – Photo : Stéphane Bourgeois
BIOGRAPHIE
Né en France en 1986, Jeffrey Poirier est un artiste visuel basé dans la ville de Québec et membre de la communauté LGBTQ+. Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que du Conseil des arts du Canada, il est lauréat 2020 du Prix Videre Création en arts visuels aux Prix d’excellence des arts de la culture de Québec. Détenteur d’un baccalauréat ainsi que d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval, il a présenté son travail entre autres lors d’expositions solos à Diagonale (Montréal), à Circa Art Actuel (Montréal), à l’Œil de Poisson (Québec), à la Galerie RDV (Nantes, France), au Youkobo Art Space (Tokyo, Japon), À la Galerie Prince Takamado (Tokyo) ainsi qu’au Centre culturel Franco-Manitobain (Winnipeg). Ses œuvres ont fait l’objet de critiques et de comptes rendus d’exposition dans divers périodiques et médias tels qu’Inter art actuel, Espace art actuel, Magazine Formes, Le Soleil, Le Journal de Québec et Radio-Canada. Il est également l’auteur de plusieurs œuvres d’art public et de projets d’art avec la communauté.
Pour plus d’information sur le travail de l’artiste : jeffreypoirier.org
Jeffrey Poirier souhaite remercier l’équipe du centre Bang, « Maestros » Anick Martel et Vincent Hinse, Mathieu Côté, Centre SAGAMIE, l’Œil de Poisson, TOUTTOUT – centre de production en art actuel ainsi que la ville de Québec pour son soutien financier au projet.